Russie: le gouvernement tchèque pour des sanctions limitées

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Le Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, s'est dit préoccupé mercredi des conséquences d'une éventuelle guerre commerciale de longue durée entre l'Union européenne et la Russie, qui pourrait dresser un nouveau "rideau de fer" en Europe.

L'Union européenne a adopté mardi une importante série de sanctions économiques contre la Russie pour contraindre le président Vladimir Poutine à cesser tout soutien aux séparatistes de l'est de l'Ukraine.

Les Tchèques, qui soutiennent l'idée de sanctions limitées, s'inquiètent des conséquences sur le commerce avec la Russie, qui reste un partenaire important pour les pays d'Europe centrale.

Le gouvernement tchèque indique "avoir obtenu lors des négociations que les sanctions n'aient pas de conséquences sur la population civile et ne concernent que le matériel militaire".

"Etant donné que dans ses relations commerciales avec la Russie la République tchèque se concentre principalement sur le domaine civil, les sanctions nouvellement négociées n'auront pas d'impact fondamental sur l'économie tchèque", peut-on lire dans le même communiqué.

"C'est une bonne chose (pour la République tchèque) que les sanctions ne soient pas généralisées et ne visent qu'un nombre circonscrit de secteurs", indique Bohuslav Sobotka.

Selon lui, il ne sera pas probablement nécessaire de sévir davantage. "Une interminable guerre commerciale ne serait avantageuse ni pour l'Union européenne, ni pour la Russie, pas plus que ne serait profitable l'apparition d'un rideau de fer politique et économique à la frontière ukrainienne", a ajouté le chef du gouvernement tchèque.