Traité USA-Russie : Václav Klaus à la baguette

Václav Klaus, photo: CTK

C’est donc le président tchèque, Václav Klaus, qui sera à la baguette lors de la cérémonie de signature du traité entre les Etats-Unis et la Russie ce jeudi dans sa résidence, le Château de Prague. Souvent à contre-courant sur les grands thèmes de politique internationale comme l’intégration européenne, les relations avec la Russie ou même les changements climatiques, le président tchèque se retrouve sur le devant de la scène à l’occasion de la signature officielle d’un traité déjà décrit comme historique entre Moscou et Washington. Pour en parler sur notre antenne aujourd’hui, Jan Eichler, analyste de l’Institut praguois des relations internationales.

Václav Klaus, photo: CTK
Est-ce que le choix de Prague, où il y a toujours un gouvernement de transition en place, peut être selon vous lié à la personne du Président de la République Václav Klaus, qui est un des rares chefs d’Etat européen à avoir pris position en faveur de la Russie à des moments cruciaux et notamment au moment du conflit armé avec la Géorgie? Est-ce que cela a pu jouer un rôle dans le choix sur lequel se sont entendus Américains et Russes ?

Chars russes en Ossétie du Sud, Géorgie, 2008, photo: CTK
« On ne peut pas l’exclure... Je ne sais pas, mais en ce qui concerne l’actuel président Monsieur Václav Klaus, il faut rappeler qu’il a toujours eu des attitudes beaucoup plus réticentes que d’autres. Cela a commencé en 1999 lors du bombardement de l’ancienne Yougoslavie, quand il a été beaucoup plus réticent que son prédécesseur Václav Havel, qui ne manquait aucune occasion de manifester son soutien aux Etats-Unis. Václav Klaus, lui, a toujours été plus réticent, il l’a montré aussi à l’occasion de la guerre entre la Géorgie et la Russie il y a presque deux ans. »

Est-ce que le fait qu’il y ait un gouvernement de transition à Prague peut donner un rôle important à Václav Klaus pour ce genre de cérémonie?

Jan Fischer, photo: CTK
« Oui, ça ce n’est pas à exclure, il y a tous les ministres, y compris le Premier ministre Monsieur Jan Fischer, qui sont très loyaux envers le Président de la République, qui le respectent. Je suis sûr que le Président Klaus ne manquera aucune occasion de profiter de cette situation et de faire valoir aussi la consistance de ses avis, la consistance de ses déclarations, de ses approches sur les problèmes de relations internationales et notamment sur les questions les plus urgentes de la sécurité internationale. »