Un « reality show » de Greenpeace sur la cheminée de l'usine Deza

Photo: CTK
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Mardi 1er novembre, à Valasske Mezirici, dans le sud de la Moravie, les activistes tchèques de l'organisation écologique Greenpeace ont déroulé une banderole depuis la hauteur d'une cheminée industrielle, pour dénoncer la production et l'utilisation des produits chimiques toxiques dans le pays. Deux jours plus tard, quatre militants de Greenpeace, trois hommes et une femme, « campaient » toujours sur cette cheminée, soutenus par quelques 2000 signataires de leur pétition.

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Appeler à la responsabilité les fabricants de substances chimiques dangereuses, présents, paraît-il, dans toute sorte de produits, dont des tapis, rideaux ou postes de télévision. Mobiliser les responsables politiques tchèques, et, par tout cela, protéger les nouvelles générations - tels sont les objectifs de la récente campagne de Greenpeace en République tchèque, formulés sur le site web de l'organisation. Sur ces mêmes pages internet, le public peut suivre presque en direct ce que les activistes Greenpeace appellent « Le reality show sur la cheminée ». Si les quatre militants de Greenpeace ont choisi de monter sur la cheminée de l'usine Deza de Valasske Mezirici, haute de 100m, de s'y installer pour plusieurs jours et même d'y aménager un « centre de presse » provisoire, d'où ils dirigent leur campagne, ce n'est pas par hasard : Deza, une des plus grosses entreprises de la région, produit les phtalates - plastifiants très controversés qui seraient décelés, en Europe mais aussi aux Etats-Unis, dans les jouets et les cosmétiques.

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Les membres de Greenpeace veulent ainsi inciter les autorités tchèques à adopter et à mettre en place les nouvelles règles de la politique européenne en matière de chimie. En octobre déjà, ils ont manifesté devant le ministère de l'Industrie et du Commerce, à Prague : « Monsieur Urban, plus de sécurité, moins de toxiques », ont ils inscrit sur une banderole, en s'adressant au chef du ministère, Milan Urban. Quelques semaines plus tard, ils appellent donc la gestion de l'usine Deza à mettre fin à la production des phtalates. Jeudi encore, cette dernière refusait tout forme de dialogue avec les activistes. La police, surveillant au pied de la cheminée de Deza le déroulement de la manifestation, accuse les militants de Greenpeace d'infraction à l'ordre public...

Auteur: Magdalena Segertová
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