À Prague, un nouvel entraîneur français pour mener à bien le projet « Coupe du monde » du rugby tchèque

David Courteix dans une interview avec Guillaume Narguet

Après Lionel Perrin, en charge de l’équipe féminine à VII depuis un an, la Fédération tchèque de rugby (ČSRU) a engagé un nouvel entraîneur français. Nommé manager de toutes les équipes nationales masculines, des plus jeunes aux seniors, du VII au XV, David Courteix a récemment été présenté aux médias tchèques.

Radio Prague International a rencontré l’ancien troisième ligne de l’AS Montferrand finaliste du championnat de France en 1999, triple médaillé olympique et mondial également en tant que coach de l’équipe de France féminine de rugby à VII, pour évoquer avec lui le présent et l’avenir, très ambitieux, d’un rugby tchèque qui entend bien continuer sa progression.

David Courteix, vous voici donc présenté officiellement aux médias tchèques. Quel est votre sentiment ?

« Je suis conscient de la responsabilité que cela suppose et honoré de faire partie d’un projet qui est celui d’une fédération qui fête ses 100 ans, qui a beaucoup d’ambition, qui aspire à progresser en termes de niveau de performance et qui aspire surtout à se construire sur la durée. Donc, voilà, de la fierté, puis de l’humilité par rapport à  la tâche, mais aussi beaucoup d’envie, d'enthousiasme et d’énergie à l’idée d’attaquer cette mission officiellement, puisque cela faisait déjà un petit moment que l’on travaillait ensemble et que l’on coopérait pour essayer de réfléchir à la meilleure façon de faire. »

Quelle sera exactement votre mission ?

Roman Šuster | Photo: Guillaume Narguet,  Radio Prague Int.

« L’idée est d’être au service du projet sportif qui m’a été présenté par Roman Šuster (le directeur de la ČSRU) et de la vision d’ensemble de la ČSRU. En termes de jeu, l’idée est notamment d’essayer de permettre au rugby tchèque d’affirmer une identité qu’il possède d’ores et déjà et de faire en sorte d’aligner toutes les équipes nationales sur une certaine philosophie de jeu. C’est là une expression très française, mais l’objectif est d’essayer de jouer un peu tous le même rugby, dans le même état d’esprit, avec des repères communs qui laissent beaucoup de liberté aux joueurs et d’initiation. Et puis de faire en sorte de ‘valoriser’ leur capacité à s’adapter intelligemment en équipe. »

Quelle est cette identité du rugby tchèque ?

« J’y travaille encore, pour être honnête. Je rencontre beaucoup de gens. J’écoute beaucoup Roman. J'ai eu la chance de rencontrer des gens comme Miroslav Němeček, Martin Kafka ou Antonín Brabec (responsable de la formation à la ČSRU). Et puis je rencontrerai encore d’autres personnes pour encore mieux comprendre. Mais je trouve que ces cent ans d’histoire en disent beaucoup sur le rugby en Tchéquie. Il y a une influence d’abord qui est liée à l’histoire du rugby tchèque et à la façon dont il est né, aux différents entraîneurs qui sont passés, qu’ils soient français ou sud-africains, aux joueurs aussi dont beaucoup ont joué à l’étranger. Et on sent que c’est une culture certes très axée sur la mêlée, mais qui est quand même portée par l’offensive, par la culture de l’initiative, du contre et de la liberté. Donc voilà, il faut essayer de s’inspirer de tout cela et de s’adapter avec sa propre culture pour coller à ce que veut la ČSRU. Et puis ce qui inspirera sans doute les joueurs d’ici parce qu’ils sont tchèques, et je me dois d’en tenir compte. »

Qu’il s’agisse de Roman Šuster, de Miroslav Němeček, de Martin Kafka ou d’Antonín Brabec, tous parlent français et en tant que joueurs ont évolué en France, certains même dans l’élite. Dans quelle mesure le fait de pouvoir échanger en français avec ces personnes-là, qui connaissent le rugby de haut niveau, était-il important pour vous et vous a-t-il donné envie de vous engager dans ce projet tchèque ?

« Oui, je pense que ça aide parce que cela fait partie de la ČSRU. La communication est quand même une clé pour bien se comprendre, échanger et se construire des repères communs. Et puis surtout, ce sont des gens qui connaissent bien le rugby tchèque, ses forces et les défis qui l’attendent, qui savent aussi ce à quoi aujourd’hui aspirent les joueurs tchèques, des gens qui ont envie que ce projet réussisse, en tout cas c’est ce que j’ai fortement ressenti, qui ont appris aussi de l’histoire et qui la portent en eux. Pour moi, c’est un atout aussi parce qu’ils connaissent le rugby français, ils savent d’où je viens. Pour m’expliquer ce qu’est la réalité et la culture tchèques, c’est idéal. Ils savent aussi quelle est la nature du décalage que, moi, je me dois de prendre en compte, et le degré d’adaptation auquel je dois absolument me plier. »

Vis-à-vis du grand public, la ČSRU a communiqué son objectif de se qualifier pour la Coupe du monde 2031. Alors, c’est encore loin, mais est-ce là également l’objectif qui vous a été présenté et est-ce que vous aussi, vous travaillez dans cette optique ?

« Quand on arrive dans une fédération qui est ambitieuse, il y a peut-être les éléments de construction que j’ai évoqués précédemment qui doivent être prioritaires, mais l’objectif de résultat fait partie du jeu, donc oui, cela m’a été présenté tel quel. On m’a aussi dit très clairement que c’était le projet de la ČSRU en termes de résultats, qu’il était nourri par une vision assez affirmée et des points de passage assez clairs que ce soit en termes de culture, de philosophie de jeu, de valeurs ou encore d’un cadre qui est posé au rayon d’action qui est le mien et qui est finalement à une petite échelle, même si j’espère bien évidemment qu’il a son importance et que je vais essayer d’y donner l’importance qu’il faut. »

« Donc, oui, on travaille dans cette optique, mais on a aussi essayé de bien cadrer avec le potentiel et de faire en sorte que ce rêve, dont je comprends qu’il puisse paraître très ambitieux voire peut-être même un peu démesuré à certains, soit réalisable. Une fois cela dit, il y a quand même une vraie conscience de la nature du défi en interne. Sur la base de ce que j’ai entendu, je pense que personne ne se leurre au sein de la ČSRU sur le fait que ce défi est particulièrement relevé. En même temps, ce que je ressens beaucoup, c’est que tout le monde veut nourrir la vision de la ČSRU et aller dans le sens de ces objectifs de résultats un peu exceptionnels, qu’il s’agisse pour les filles de se qualifier pour les prochains Jeux olympiques ou pour les garçons de la Coupe du monde. »

« Le potentiel est là, notamment chez les jeunes, mais tout le monde est conscient qu’il y a beaucoup de travail devant nous »

Vous parlez de potentiel. Vous arrivez dans un environnement qui est totalement amateur pour ce qui est des joueurs. Puisque vous travailliez déjà officieusement depuis quelques mois avec les équipes nationales tchèques, quel est donc le potentiel que vous avez découvert ?

« C’est très en rapport finalement avec la vision en termes de jeu que m’a présentée la ČSRU. Il y a beaucoup de qualités sur le plan de la vitesse, de la prise d’initiatives, sur le sens tactique, une grande capacité à bouger, que ce soit pour les avants ou les trois-quarts, à se déplacer, et puis un appétit pour un jeu ambitieux dans lequel on sent à la fois que la part de l’offensive est très importante mais aussi qu’il y a une prise de conscience du fait que pour arriver à bien jouer et à obtenir des résultats, Il faut aussi savoir bien défendre et s’adapter à ce que l’on est. Parce que c’est peut-être ça, l’enjeu numéro un : le résultat découle de la qualité du jeu que l’on produit... »

Bohemia Rugby Warriors | Photo: Martin Flousek,  České ragby/Flickr

« Aujourd’hui, on a beaucoup de joueurs athlétiques qui sont des bons joueurs de rugby et qui comprennent et sentent bien le jeu. En revanche, nous n’avons pas de joueurs extrêmement puissants sur le plan du rapport frontal. Par contre, nous avons des joueurs qui sont puissants dans leur capacité à utiliser l’espace, à jouer sur leurs appuis, à changer de rythme. Et je pense qu’il y a quand même un groupe qui est assez mature à ce niveau-là, qui connaît ses forces et qui sait que c’est sur celles-ci qu’il va falloir s’appuyer. »

« Dans tous les cas, c’est agréable d’avoir des joueurs impliqués et motivés. Et puis, la dernière des choses que je pourrais dire, c’est qu’il y a un vrai potentiel aussi en termes de jeunes joueurs et de formation. Les prestations des sélections U18 et U20 et les rassemblements des jeunes générations telles que les U14 et U12 semblent attester d’une vraie culture du rugby tchèque telle que je viens de la décrire, de véritables qualités et capacités à s’affirmer à l’avenir. »

Vous avez pu suivre les matchs de l’équipe nationale A à l’automne dernier avec trois victoires consécutives contre une Croatie certes plus faible, mais aussi contre la Suède et la Pologne, deux adversaires plus costauds. Que vous ont montré ces matchs ?

« Ils ont confirmé ce que je vous disais en termes de jeu, de qualité de joueurs et d’équipe, de potentiel ou encore de profondeur d’effectifs. Et puis j’insiste encore sur les très belles performances des U18 et des U20 lors des championnats d’Europe qui se jouaient à Prague. Ensuite, la possibilité assez rapide de postuler à une place au niveau supérieur qu’est le Championship puisque nous avons battu les adversaires qui sont aujourd’hui les plus à même de jouer au niveau supérieur. Ces matchs nous ont montré que nous étions capables de rivaliser avec eux, et même de les battre, mais ont aussi révélé un potentiel et une marge de progression dans pas mal de domaines. »

« Je pense que le match contre la Suède était un match plutôt abouti, tandis que contre la Pologne et la Croatie, il y a eu beaucoup de bonnes choses mais aussi des pistes pour faire mieux assez rapidement en étant tout simplement mieux réglés sur le plan collectif et en trouvant les pistes d’amélioration qui correspondent au jeu que la ČSRU souhaite pratiquer et qui, je pense, colle au profil des joueurs dont nous disposons. »

On a parlé du rêve de Coupe du monde à l’horizon 2031 mais avant cela la première nécessité est de parvenir à monter du niveau Trophy, une compétiton que l’on peut qualifier de « troisième division européenne » après le Tournoi des Six nations que tout le monde connaît et, donc, ce fameux Championship où l’on retrouve des équipes comme la Géorgie, le Portugal, l’Espagne ou la Roumanie, autrement dit des nations traditionnelles du jeu qui disputeront la prochaine Coupe du monde en 2027. Or, il existe une importante différence de niveau entre le Championship et le Trophy. Alors, vouloir monter est  un objectif légitime mais si c’est pour « prendre des raclées » contre ces grandes équipes... Est-là une réflexion que vous menez déjà ?

David Courteix | Photo: Guillaume Narguet,  Radio Prague Int.

« Oui, je crois que vous avez très bien résumé et qu’au sein de la ČSRU tout le monde est conscient de tout cela, et ce, y compris les joueurs. Je pense que la Super Cup présente le gros avantage de permettre de s’évaluer et d’être très au clair sur les domaines dans lesquels il faut progresser pour pouvoir lutter dans un premier temps, peut-être pas à armes égales mais en tout cas pouvoir vraiment s’opposer puis, peu à peu, se confronter au niveau supérieur et arriver finalement à se donner les moyens d’y être. »

« Donc, l’idée est de construire étape par étape cette capacité pour les joueurs et pour nous, entraîneurs, à nous adapter à un niveau qui, effectivement, est plus agressif, plus rapide, plus brutal dans les contacts aussi, il faut le dire. Un niveau où le jeu au pied est un peu plus long, un peu plus précis, où la mêlée est une vraie épreuve de force et où le contact est quelque chose dans lequel il faut d’abord être en sécurité avant de se donner les moyens d’être efficace. »

« Petit à petit, on se donnera les moyens de jouer à ce niveau-là. Personnellement, j’insiste sur le fait que le sentiment de tous les techniciens de la ČSRU est que le potentiel est là, mais tous sont aussi bien conscients du fait qu’il y a beaucoup de travail devant nous pour nous mettre au niveau d’une éventuelle participation au Championship. Le but est de nous donner les moyens de ne pas y faire simplement de la figuration, mais aussi d’y exister et d’être compétitifs. Et pour parvenir à cela, nous avons deux à trois ans devant nous. »

Vous avez évoqué la Super Cup, dans laquelle évolue une équipe tchèque, les Bohemia Warriors. Pour nos auditeurs et lecteurs qui ne sont pas forcément des experts de rugby, même si l’on sait qu’elle sert à développer et à faire progresser de jeunes joueurs, de quelle compétition s’agit-il exactement ? Et dans quelle mesure est-elle importante pour le développement de l’équipe nationale tchèque ?

« Vous évoquiez précédemment le niveau du Championship, alors pour expliquer un petit peu cette Super Cup, c’est en quelque sorte une coupe d’Europe que Rugby Europe (la fédération européenne) a inventée pour les nations qui ne participent pas aux coupes d’Europe classiques ou au Tournoi des Six nations. Il y a donc une équipe roumaine (Romanian Wolves), une espagnole (Castilla Y Leon Iberians), une autre portugaise (Lusitanos) ou encore deux équipes belge (Brussels Devils) et néerlandaise (Delta). Ainsi que les Bohemia Warriors que vous avez évoqués. Donc, en fait, quatre équipes qui participent au Championship pusique, par exemple, l’équipe espagnole que nous avons affrontée avec les Bohemia Warriors, c’était quasiment celle qui a affronté les Fidji un peu plus tard. »

« C’est donc une bonne façon de s’étalonner et de prendre conscience justement des domaines dans lesquels il faut forcément progresser pour se mettre à ce niveau-là. Je pense qu’il y a eu dans ce match (contre les Espagnols, perdu 52-3 en décembre dernier) beaucoup de choses intéressantes malgré le score en notre défaveur assez lourd. Les matchs contre les équipes portugaise ou roumaine, ou même contre une équipe belge qui n’a pas été loin de se qualifier pour la Coupe du monde, étaient un moyen, encore une fois, de prendre conscience de notre niveau de jeu et de la manière dont nous pouvons ou devons l’élever et l’améliorer. En sport, c’est comme dans tout la vie : quand on veut véritablement progresser, il faut se confronter à des gens qui vont un peu plus vite et qui, tout simplement, sont un peu meilleurs. »

Quelle sera la durée de votre mission ?

« Pour l’instant, nous avons décidé avec la ČSRU d’avancer saison après saison. C’était aussi mon choix parce que je pense qu’il faut se donner cette marge de latitude pour pouvoir bien travailler ensemble. Cela n’empêche pas de s’engager sur la durée, mais je pense que le fait d’avancer pas à pas permet de réguler, d’évaluer à chaque fois pour bien s’assurer de ne pas se sentir prisonnier les uns des autres ou d’un contrat. L’idée est plutôt d’être dans cet état d’esprit que je ressens beaucoup ici, c’est à dire un esprit de coopération à la fois très humaine et très amicale mais aussi très exigeante. Il s’agit donc d’un engagement dans la durée tout en gardant cette marge de manœuvre à laquelle - je l’avoue - je tenais beaucoup moi aussi. »

Photo: hirobi,  Pixabay,  Pixabay License

« Il y a en Tchéquie une vraie proximité avec le rugby français historique »

Vous avez évoqué une certaine proximité entre les cultures tchèque et française. Qu’entendez-vous par là ?

« Ce que je ressens, c’est beaucoup d’envie d’être innovant, créatif, de se laisser de la liberté. Depuis mon arrivée à Prague, je suis allé voir beaucoup de hockey sur glace et j’ai regardé des matchs de football, puisque mon idée était de m’intéresser à la pratique des sports collectifs. J’ai rencontré les gens dont je vous ai parlé et je les ai tous sentis très séduits par l’idée que quand on a le ballon, il faut une vraie liberté pour son porteur dans la prise de décision. Par l’idée de la nécessité d’être intelligent ou malin, d’aimer manipuler le ballon, faire des choses spectaculaires aussi et d’avoir une vraie culture d’un jeu d’attaque. Tout ça, je pense que c’est une vraie proximité avec le rugby français historique. »

« Et puis après, peut-être cette dimension très amicale, très... L’esprit du rugby tel qu’on le vit un peu en France qui est aussi une façon de vivre ensemble avec des valeurs de solidarité, d’engagement, d’esprit d'équipe. C’est pourquoi je trouve qu’il y a beaucoup de proximité de ce point de vue-là. »

« Quant à la culture tchèque en tant que telle, je ne la connais pas assez pour me permettre de commenter. Je ne suis pas sociologue, mais pour ce qui est des sports collectifs, je ressens beaucoup de parallèles et de connexions même s’il y a nécessairement des particularités propres au pays. »

Vous êtes désormais deux entraîneurs français au sein de cette Fédération tchèque de rugby avec Lionel Perrin qui, lui, s'occupe de l’équipe féminine de rugby à VII. On suppose que vous avez échangé avec lui avant de vous engager dans cette aventure...

« Oui, il se trouve qu’avec Lionel nous avons travaillé ensemble par le passé sur différents projets et différentes équipes. Il m’aide beaucoup dans mon acclimatation et mon orientation à Prague, et bien sûr qu’il a partagé avec moi ses premiers mois ici, son sentiment aussi sur les forces du rugby tchèque, les défis qu’il a à relever... »

« Mais, encore une fois, je préfère insister sur les autres rencontres que j’ai eues avec les personnes que nous avons déjà évoquées, qui connaissent bien le rugby tchèque et le rugby en général, et qui ont beaucoup participé à ma compréhension de ce nouvel environnement. C’est un vrai confort pour moi de savoir que Lionel est ici et forcément sa présence m’a aidé dans ma réflexion, mais on s’efforce aussi de garder la distance nécessaire pour ne pas être trop influencés par ce que nous avons vécu ensemble, car le plus important est de bien comprendre ce qu’est le contexte ici et surtout ce qu’est la volonté de la ČSRU. »

Dans le cadre de cette nouvelle mission, combien de temps allez-vous passer en Tchéquie ?

« Je serai à Prague quotidiennement, c’est important. Bien sûr, il y aura forcément quelques allers-retours avec la France parce que toute ma famille est restée là-bas, j’y ai beaucoup d’amis, et puis c’est quand même le pays dans lequel j’ai toujours vécu jusqu’à présent même si j’ai été assez globe-trotteur. Mais, oui, c’est un plein-temps. Il s’agit de s’installer ici pour être à la disposition de la ČSRU et pour pouvoir rencontrer tous les acteurs du rugby masculin tchèque. J’ai besoin de discuter avec les entraîneurs et que nous réfléchissions ensemble de manière à construire ce que l’on attend de nous. »

David Courteix et Lionel Perrin | Photo: Česká rugbyová unie

Quelles sont vos impressions après ces premiers mois de cette nouvelle vie à Prague et en Tchéquie ?

« D’abord, c’est un pays magnifique, c’est clair ! J’ai essentiellement gravité dans Prague et j’aime beaucoup l’histoire et l’architecture. Je suis de nature curieuse, donc je suis séduit et très heureux d’être là. Comme je le suis de toutes les rencontres que j’ai déjà pu faire, de l’accueil chaleureux auquel j’ai eu droit. Je ne vais pas donner plus de détails, mais en tout cas c’est une belle aventure et déjà beaucoup de belles rencontres jusqu’à présent. »