Foot : champion, le Sparta retrouve (enfin) son trône

Teplice - Sparta Prague, photo: ČTK

Cela faisait quatre ans. Une éternité pour le plus titré des clubs tchèques. Cela faisait quatre ans que le Sparta Prague n’avait plus été sacré champion de République tchèque de football. C’est chose faite depuis dimanche. Trois journées avant la fin de la Gambrinus Liga, le club de la capitale est assuré de ne plus être délogé de son fauteuil de leader par le Viktoria Plzeň. Et si l’heure est bien entendu à la fête au Sparta, tous les esprits sont également déjà tournés vers la phase préliminaire de la prochaine Ligue des champions.

Teplice - Sparta Prague, photo: ČTK
C’est un joli paradoxe. Après une saison presque parfaite en championnat, après vingt-six journées marquées par vingt-deux victoires pour seulement quatre matchs nuls, c’est à l’issue de sa première défaite (1-3) subie à Teplice samedi soir que le Sparta a fêté le 36e titre de champion de son histoire. Un paradoxe dont étaient bien conscients tous les joueurs pragois, à l’image du milieu de terrain Libor Dočkal :

« Bien sûr, nous aurions préféré gagner, remporter le titre et fêter tout cela avec nos supporters à Teplice. Par rapport à la saison que nous avons réalisée, je pense aussi que nous aurions mérité de fêter ce titre autrement que chez nous devant notre télé. D’un autre côté, cela ne va pas nous empêcher de faire la fête comme il se doit, car pour la majorité d’entre nous, c’est le premier grand titre de notre carrière. Je crois que je personne ne va se plaindre que nous sommes enfin champions. »

Champion, le Sparta l’est donc grâce au match nul (2-2) concédé vingt-quatre heures plus tard par le Viktoria Plzeň lors de son déplacement à Jablonec. A trois journées de la fin du championnat, les Pragois possèdent ainsi neuf points d’avance et une différence de buts particulière favorable sur le club de Bohême de l’Ouest. Mais avec seulement deux défaites concédées cette saison, Plzeň, sacré lui en 2011 et 2013, sera resté un rival coriace jusqu’au bout ou presque. Du coup, la victoire (1-0) remportée à domicile par le Sparta dans le match au sommet de la Gambrinus Liga en mars dernier peut aujourd’hui apparaître comme le tournant de la saison, même si Libor Dočkal n’est pas tout à fait d’accord :

Teplice - Sparta Prague, photo: ČTK
« Je ne pense pas qu’il faille chercher de match ou de moment clef. Le plus important dans la conquête de notre titre a été notre régularité. Nous sommes montés progressivement en puissance à l’automne et avons su confirmer nos bonnes performances après la trêve. Nous avons gagné nos matchs en produisant du jeu, et c’est important. C’est pourquoi je pense que ce titre de champion est tout à fait mérité. »

Avec une équipe très jeune, composée de nombreux éléments formés au club, l’obtention de ce titre était pourtant loin d’être une évidence en début de saison, et ce d’autant moins après l’élimination catastrophique en juillet dernier dès le 2e tour préliminaire de la Ligue Europa par les illustres inconnus suédois du BK Häcken.

Dix mois plus tard, cette élimination prématurée n’est plus qu’un mauvais souvenir. Mais les coupes d’Europe, et cette fois la plus prestigieuse et lucrative de toutes, sont toujours bien présentes dans les têtes. L’été prochain, le Sparta aura la possibilité de se qualifier pour la phase de poules de la Ligue des champions, un niveau de compétition que les Pragois, pourtant participants réguliers dans les années 1990 et 2000, n’ont plus connu depuis déjà neuf ans. Une autre éternité…