Jeux olympiques d'hiver: le hockey, Neumannova, et puis?...

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C'est une délégation tchèque record qui se rendra, début février, à Salt Lake City, aux Etats-Unis, pour les XIXèmes jeux olympiques d'hiver de l'histoire. Une information de Guillaume Narguet.

JO 2002
Le Comité olympique tchèque a approuvé la liste des 78 sportifs qui représenteront le pays du 8 au 24 février dans l'état mormon. Dans cette liste, on trouve notamment 30 skieurs et les 23 hockeyeurs qui défendront leur titre chèrement acquis lors des précédents jeux de Nagano, au Japon. Tournoi de hockey sur glace qui, du reste, suscite déjà une excitation certaine et commence à devenir un des principaux sujets de discussion dans les brasseries de tout le pays. Rappelons que le succès, il y quatre ans, de ces joueurs exilés pour la plupart dans la célèbre ligue nord-américaine de hockey, la NHL, avait entraîné une vague de ferveur populaire plus jamais vue en Tchéquie depuis la révolution de 1989.

Cette année, l'objectif de la délégation sera de faire au moins aussi bien qu'au Japon d'où, en plus de l'or des hockeyeurs déjà évoqué, une médaille d'argent et une de bronze avaient été ramenées par la skieuse de fond Katerina Neumannova. Ce sera d'ailleurs encore une fois sur elle que reposeront les principaux espoirs tchèques, même si Ales Valenta en ski acrobatique pourrait également venir créer la surprise et décrocher un podium. Enfin, certains relais viseront une place dans les huit premiers.

Sur le plan financier, l'envoi d'une délégation d'une telle importance représente des frais de près de 25 millions de couronnes, soit un peu plus de 740 000 euros, ce qui n'est pas sans provoquer certaines interrogations étant donné le peu de résultats vraiment significatifs attendus dans certaines disciplines. D'un autre côté, l'intérêt d'un tel investissement serait, selon Milan Jirasek, président du Comité olympique, de promouvoir l'image de la République tchèque au cours d'un événement régulièrement suivi par plusieurs milliards de téléspectateurs. Surtout, la non participation à certaines disciplines pourrait compromettre l'avenir de certaines d'entre elles, comme le saut à skis ou le bobsleigh, en provoquant à terme le désintérêt des sponsors et des jeunes. Ce qui serait bien plus grave qu'une médaille ramenée de plus ou de moins. Ne serait-il pas dommage que les petits garçons doivent, un jour, arrêter de rêver de voler s'il venait à ne plus y avoir de tremplins de saut à skis? Voilà donc aussi sans doute un des défis majeurs que devra relever l'ensemble de sportifs au cours de ces JO: faire rêver pour que naissent de nouvelles vocations...