Les salaires des enseignants à l'ordre du jour

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Avec l'arrivée de l'automne, les débats sur les budgets des différentes branches du secteur d'Etat pour l'année prochaine gagnent en intensité, mais on assite aussi à la confrontation entre les revendications et la réalité de la caisse de l'Etat. C'est ainsi que le ministre de l'Education Eduard Zeman réclame d'élever de 16 milliards de couronnes, soit moins de 3 milliards de FF, les dépenses pour l'enseignement en l'an 2001. Cette somme de plus lui permettrait entre autres d'augmenter les salaires des enseignants d'environ 1.500 couronnes en moyenne. Promesse qu'il leur avait donnée lors de la préparation du budget de cette année. Bien que l'enseignement soit présenté par le cabinet actuel comme l'une des principales priorités budgétaires, ceux qui en sont touchés le plus, les enseignants, gardent un certain scepticisme. D'abord, parce que le supplément des 16 milliards dont il est question n'a pas encore été approuvé. Puis, parce que le gouvernement n'a pas primairement en vue d'augmenter les salaires de base, mais les récompenses en dehors du tarif, les primes surtout, qui ne sont pas garanties. Or, le ministère s'arme pour livrer une bataille avec le patron des Finances, l'opposition politique accuse le cabinet de parler d'un enseignement prioritaire sans donner un poids réel à ses paroles, et les enseignants, eux, restent dans l'expectative. En se consolant du fait que leur profession est vue comme l'une des plus prestigieuses par les Tchèques. Les salaires plutôt médiocres n'y comptent évidemment pas.

Auteur: Jan Uhlir
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