L'armée de l'air en crise

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La puissance défensive de la République tchèque a diminué. Cette semaine, l'armée de l'air a dû mettre au rebut les dix derniers bombardiers russes Su-22, à cause de leur mauvais état technique.

La puissance défensive de la République tchèque a diminué. Cette semaine, l'armée de l'air a dû mettre au rebut les dix derniers bombardiers russes Su-22, à cause de leur mauvais état technique. Désormais, les effectifs de l'armée de l'air tchèque ne comptent que quatre avions de chasse MiG-21, appareils désuets fabriqués dans l'ancienne Union soviétique.

Ceux-ci sont les seuls à surveiller l'espace aérien tchèque. Un représentant du ministère de la Défense nationale qualifie cette situation de très grave car, selon lui, le reste des effectifs de l'armée de l'air est également dans un état technique critique. Actuellement, l'armée de l'air dispose de 36 avions de combat L-159 et d'environ 8 avions de chasse MiG, dont la moitié seulement est en état de fonctionnement. La situation risque de s'aggraver encore, car les derniers avions MiG seront mis au rebut, dans trois ans à peu près, et l'achat de nouveaux avions de chasse Gripen demeure incertain. Et ce n'est pas tout encore.

L'armée de l'air tchèque risque de recevoir un autre coup dur, cette fois-ci de l'Union européenne. Celle-ci vient d'interdire, en effet, le vol au-dessus de son territoire des avions vétustes fabriqués dans l'ancienne Union soviétique. Cette norme risque de menacer les vols de l'escadrille gouvernementale qui ne compte qu'un avion à réaction moderne, Challenger. Le reste sont des avions russes. Mais, selon Jaroslav Tvrdik, ministre de la Défense nationale, la disposition de l'Union européenne ne concerne que le transport aérien à but commercial.

Auteur: Astrid Hofmanová
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